RiMaflow veut vivre ! Appel à soutien

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RimaflowlogoNous publions ici un appel à soutien financier à la RiMaflow, une ancienne usine de pièces automobiles de Milan qui est actuellement occupée par ses salariés. Depuis plus d’un an, ceux-ci ont développé un plan de reconversion de l’usine vers des activités de recyclage, de conditionnement de produits alimentaires ainsi que des espaces de culture et de vie (voir notre article de janvier 2014).

Ils ouvrent aujourd’hui une souscription pour acheter une machine de compression d’air d’un montant de 15 000 euros. Nous publions ici leur appel déjà soutenu par :

  • Joao Pedro Stedile du Mouvement des Sans Terre brésilien;
  • Ken Loach, réalisateur anglais;
  • Frei Betto, de la théologie de la Libération;
  • Themba Chauke, du Mouvement des Sans Terre sud-africain;
  • Andrés Ruggeri, Professeur de l’université de Buenos Aires

ainsi que leur vidéo (en italien) et celle de soutien de la part de la 4ème rencontre internationale « L’économie des travailleurs » qui s’est tenue les 3 et 4 octobre en Argentine.

Souscrivez massivement par Paypal : https://www.produzionidalbasso.com/project/rimaflow-vuole-vivere/

ou par virement bancaire sur le compte de l’Associazione Occupy Maflow à la Banca Etica :

IBAN: IT93S0501801600000000158008
BIC: CCRTIT2T84A
Mention : “DONAZIONE RIMAFLOW VUOLE VIVERE”

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Qui sommes-nous ?

Nous sommes les travailleurs licenciés de Maflow, une entreprise multinationale à capitaux majoritairement italiens qui avait des usines un peu partout dans le monde ; Sur le site de Trezzano sul Naviglio, nous étions 330 à travailler. La faillite de l’usine n’est pas le résultat de la crise industrielle mais de la spéculation : elle a été fermée en décembre 2012.

Rimaflow3En février 2013, nous avons décidé de reprendre ce site industriel au titre des indemnités pour le travail que nous avons perdu, pour les machines qui ont été déménagées et pour les commandes qui seront désormais honorées en Pologne, et ce, même si elles sont le résultat de notre travail passé. Nous avons immédiatement créé un nouveau projet, une communauté inclusive désireuse de prendre en charge notre héritage historique : la récupération de 30 000 m² d’espace libre pour construire une  « citadelle de l’une autre économie » où les activités sociales et productives trouveront un point de rencontre et de soutien mutuel intégrant chômeurs et immigrants.

Quel est notre objectif ?

Durant ces 18 premiers mois, nous avons déjà beaucoup fait mais c’est désormais le moment le plus important de notre pari : nous devons relancer la production afin de nous donner de vrais salaires qui nous permettront de vivre décemment.

Rimaflow4Nous voulons gagner ce pari ! Nous sommes déterminés à prouver qu’une usine autogérée, sans maître et sans exploitation est possible. Mais pour ce faire, nous avons un besoin immédiat de machines pour démarrer la production. Grâce à notre travail, nous avons remis en marche le système électrique industriel. Nous avons maintenant besoin d’un système d’air comprimé qui est nécessaire pour pouvoir alimenter les machines et outils de recyclage comme les presses, tournevis, machines à enduire. Cette infrastructure est indispensable à toute activité industrielle.

Pour acheter et installer ces compresseurs, nous avons besoin d’un apport initial minimum de 15 000 euros qui rendrait notre projet possible !

Ce que nous faisons ?

Rimaflow5À ses débuts, RiMaflow a mené son projet grâce au travail d’une vingtaine d’anciens salariés et de quelques bénévoles. Ensemble, nous avons réparé la toiture et planifié les activités qui permettent à RiMaflow de vivre : un marché permanent de biens usagés, une ressourcerie de matériels électriques et électroniques, un système d’achats groupés et des activités d’autoproduction avec des produits venant du Parc agricole de Milan-sud et de SOS Rosarno (à qui nous fournissons une logistique alternative à la grande distribution), un gymnase, un auditorium, des cours, des événements culturels et des représentations, un abri pour les immigrants et les SDF. Toutes ces activités nous ont permis de couvrir les dépenses courantes d’énergie et de sécurité. Pour permettre tout ce travail, nous avons créé l’Association « Occupy Maflow » qui coordonne toutes ces activités et une coopérative « RiMaflow, la renaissance de la Maflow » qui s’occupe des activités de réutilisation et de recyclage d’appareils électriques et électroniques.

Nous nous inspirons de l’expérience des usines récupérées d’Argentine : en 2001, ce pays était en défaut de paiement, la valeur de sa devise a chuté et des centaines de milliers de personnes se sont retrouvées sans travail et réduites à la pauvreté en l’espace d’une nuit. Dans ce pays en faillite, des travailleurs qui ont perdu leur emploi ont occupé les usines abandonnées par leurs propriétaires et ont relancé la production en autogestion. La première et la plus emblématique de ces expériences est Zanon, une usine de céramiques occupée par ses salariés. De nombreuses autres ont suivi. Inspirés par le mot d’ordre « Occuper, Résister, Produire », ces travailleurs n’ont pas seulement sauvé leur emploi mais maintenu une production et aujourd’hui, il y a plus de 300 usines récupérées en Argentine avec plus de 15 000 personnes y travaillant.

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Face aux licenciements et aux fermetures d’usines, aux sociétés qui délocalisent, aux contrats et à la législation qui autorise un travail de plus en plus précaire, un marché du travail qui protège de plus en plus les profits de quelques uns au dépens du professionnalisme, du travail et de la vie de la majorité, nous sommes prêts à relever un défi : il est possible de créer une communauté de travailleurs en autogestion, où on partage le travail et où vous pourrez travailler sans exploitation ! Nous le pensons et c’est pourquoi nous avons pris un chemin qui sera suivi, nous l’espérons, par bien d’autres : RiMaflow veut vivre, pour nous même comme pour tous ceux qui veulent se réapproprier leur travail, leur revenu et leur dignité. C’est la raison pour laquelle nous vous demandons de nous aider.

 

Une vidéo de soutien de la 4ème rencontre internationale « L’économie des travailleurs » qui s’est déroulée à Pigüé (Argentine) :

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