Arfeo, meubles de bureau : reprise en SCOP

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Une entreprise de fabrication de meubles de bureau est reprise en SCOP par ses salariés. Située dans un secteur économiquement sinistré, cette reprise ne concernera que 211 emplois sur 328. 170 salariés seront sociétaires de la nouvelle entreprise.

Vendredi 18 janvier, le Tribunal de commerce de Poitiers se prononçait pour la reprise en SCOP du groupe Arféo Buroform, acteur plus que centenaire dans le meuble de bureau. Deux sociétés composaient ce groupe. Arféo-Faroé, implantée à Château-Gontier (Mayenne) et La Pommeraye (Maine-et-Loire), avait été placée en redressement judiciaire le 4 octobre. L’autre société Arféo-Buroform, basée à Valdivienne (Vienne), a aussi été placée en redressement judiciaire, le 20 novembre, pour qu’une solution de reprise globale soit étudiée. Diverses offres de reprise émanant de différents concurrents se sont présentées qui ne sauvegardaient que 80 emplois au mieux sur les 328 du groupe.

La solution coopérative était de loin la mieux-disante sur le volet social avec le maintien de 211 emplois sur 328, soit 64% des effectifs. 170 emplois demeureront à Château-Gontier, site spécialisé dans le meuble métallique et 89 sur 107 à Valdivienne, où se trouve le pôle bois. L’usine de La Pommeraye qui emploie 35 personnes ne sera pas reprise. Près de 170 salariés détiendront désormais cette entreprise, ce qui représente un taux de sociétariat supérieur à 80%.

Des moyens financiers importants ont été mobilisés pour cette reprise. Le capital social est de 1,3 million d’euros, principalement apporté par les salariés. Un partenariat avec un distributeur, Ediburo, a été signé dans lequel celui-ci devient actionnaire minoritaire. Les régions Pays de la Loire et Poitou-Charentes ont abondé les apports des salariés. La communauté de communes de Château-Gontier ainsi que des départements ont accordé divers prêts d’honneur. Divers organismes (Fondes, Socoden, PIA) et la Caisse des dépôts apportent 1,9 million d’euros de prêts. Le besoin en fonds de roulement est financé par un contrat de factoring (avance sur factures) ouvrant une ligne de crédit de 5 millions d’euros.

Disposant un réseau de 380 distributeurs, l’entreprise se donne trois ans pour atteindre un Chiffre d’affaires de 35 millions d’euros, chiffre qui se veut prudent mais passe par le reconquête de parts de marché.

Un reportage de FR3 Pays de la Loire du 14 novembre 2012 :

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