SET (74) : Reprise en SCOP confirmée, les salariés ont gagné

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Alors que le Tribunal de commerce avait préféré le 6 novembre le projet de reprise de l’entreprise SET (Smart Equipment Technology) située à Saint-Jeoire-de-Faucigny en Haute-Savoie, la Cour d’appel de Chambéry vient de lui préférer le projet de reprise en SCOP que lui préféraient largement les salariés.

« On est très content. C’était un long parcours avec de multiples rebondissements et beaucoup d’énergie. Et finalement, nous avons réussi à convaincre le tribunal », s’est félicité Pascal Metzger, salarié de l’entreprise. Dans son arrêt rendu mardi, la cour estime que « le projet de reprise par la Scop est soutenu par la majorité des salariés de l’entreprise, ce qui est un gage de succès s’agissant d’une activité de très haute technologie reposant sur les connaissances, le savoir-faire et l’expérience desdits salariés » et indique que ce projet « a le mérite de maintenir une technologie de pointe sur des marchés sensibles (…) entre les mains, non seulement d’une société française, mais, bien plus, de ceux qui en sont les inventeurs et développeurs à savoir les salariés de la société SET ».

En avril dernier, une start-up américano-suédoise, Replisaurus Technologies, était mise en liquidation judiciaire. Du coup, sa filiale française, SET, basée à Saint-Jeoire-de-Faucigny en Haute-Savoie était en vente. Concevant et fabricant des machines d’hybridation de puces électroniques, un savoir-faire qui en fait le leader mondial pour les applications à infra-rouge, 32 de ses 42 salariés présentaient un projet de reprise de l’entreprise en SCOP. Face à eux, la multinationale américano-singapourienne Kulicke & Soffa (KnS).

Benoît Hamon a rappelé « son soutien plein et entier à la solution de reprise en SCOP, qui ancre les emplois à Saint-Jeoire et maintient une technologie de pointe sur le sol français ». Celui-ci indqieu par ailleurs que « La Scop est un modèle qui est en train d’apparaître comme une solution pour les reprises d’entreprises en difficultés ».

La coopérative s’est engagée à reprendre 37 contrats de travail sur 42. Point significatif et intéressant : la cour d’appel de Chambéry a fixé le prix de cession à 300 000 euros (soit le prix proposé par la Scop) alors que K&S offrait 500 000 euros.

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