Construire l’utopie

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Un voyage-reportage sur l’autogestion, le pouvoir populaire et la participation démocratique

Edith Wustefeld et Yan Verhoeven, deux jeunes journalistes, ont décidé de réaliser un voyage d’un an qui les conduira à travers plusieurs expériences en Europe et en Amérique Latine. Leur itinéraire les fera passer par un certain nombre d’initiatives qu’ils trouvent intéressantes et inspirantes. Ils visiteront un maximum d’endroits, tout en prenant le temps suffisant pour pouvoir découvrir et comprendre chaque lieu en profondeur.

Des reportages multimédia…

Le but est de permettre à un public le plus large possible de les suivre dans leurs découvertes. A chaque expérience visitée correspondra un sujet de reportage. Chaque reportage pourra utiliser l’écrit, la photo, la vidéo, le son et/ou la programmation ; le choix du média se fera toujours en fonction de sa pertinence narrative et de la réalité de terrain.

Sur base de l’ensemble de notre voyage, des différents reportages et de toutes les données récoltées, ils produiront un documentaire qui reprendra toutes les expériences vécues pour en faire une histoire cohérente et complète.

… à suivre en direct pendant le voyage.

Pendant leur voyage, ils alimenteront régulièrement le site www.utopiasproject.net qui sera leur carnet de route/magazine. Le but est double :

  • Publier les différents reportages réalisés au fur et à mesure du voyage.
  • Proposer des chroniques personnelles du voyage, des anecdotes, etc.

Ils auront également d’autres relais médiatiques (comme un partenariat potentiel avec Imagine).

Un focus sur des pratiques démocratiques et autogestionnaires

Leur voyage sera centré sur des pratiques qui cherchent à mettre en place un agir radicalement démocratique, un fonctionnement horizontal ou encore qui se revendiquent de l’autogestion. Ces pratiques qui font le pari de l’égalité, de l’absence de hiérarchie, de la coopération sont multiples et profondément plurielles, tant dans leurs appellations, leurs outils de décisions, que dans leurs structures ou leurs finalités : qu’il s’agisse de communautés de vie, d’entreprises reprises par les travailleurs, de communautés agraires, de projets culturels ou encore pédagogiques, etc. Les exemple sont multiples. Ils partagent cependant tous un objectif commun : permettre à chaque personne de participer, de faire connaître et entendre sa voix. Ils concentreront leur recherche sur des expériences qui se donnent comme objectif non pas de fonctionner sans règles, mais que les règles soient décidées par les personnes concernées. En bref, qui recherchent l’organisation sans le pouvoir.

C’est la multiplicité de ces pratiques qu’ils entendent interroger, dans leurs succès, avantages, difficultés et échecs. A l’heure où l’interrogation démocratique se fait à nouveau sentir -printemps arabe, mouvement des indignés,…-, la question leur a semblé éminemment pertinente.

Un projet basé sur des convictions…

La conviction sur laquelle est bâtie cette démarche est double :

  • Il est nécessaire et urgent de refonder des projets de transformation sociale et d’inventer des nouveaux modèles de fonctionnement collectif. Ils sont personnellement convaincus que le fondement de cette nouvelle critique du système dominant ne pourra se construire qu’en apportant une réponse éloignée de tout dogmatisme et basée sur des valeurs de solidarité, d’égalité et de démocratie radicale ;
  • Les fondements d’une nouvelle critique et les réflexions sur un nouveau modèle de société doivent s’appuyer sur des expériences concrètes qui sont autant d’explorations pertinentes, pour informer sur leur existence et les analyser.

…et qui s’inscrivent dans un mouvement.

Ils sont conscient de n’être ni les premiers, ni les derniers et non plus la première génération à vouloir penser le système autrement. Le système change, les sociétés évoluent et la pensée alternative doit s’adapter. De telles initiatives se multiplient ces derniers temps un peu partout en Europe et dans le monde. Et c’est tant mieux, l’objectif est de mettre en lien des expériences locales afin de créer la pierre de touche de la transition globale.

Ils sont partis de Belgique le 11 octobre pour Barcelone et ils devraient couvrir les expériences suivantes :

  • Le Col-lectiu Ronda (Barcelone) – : bureau d’avocats autogéré
  • La Coopérative Intégrale Catalane : projet global et radical
  • Fablabs de Barcelone : vers une autogestion locale de la production
  • Les indignés de Madrid : un an après
  • Marinaleda (Espagne) : îlot socialiste autogestionnaire
  • Conseils communaux (Venezuela) : réinventer la démocratie
  • Les usines récupérées (Venezuela et Argentine)
  • L’écocentre Eluwn (Chili)
  • Mouvement zapatiste (Mexique) : une révolution originale
  • La ville d’Oaxaca (Mexique)
  • Tierra Fertil (Argentine) : Espace pédagogique expérimentalement et autogéré
  • Communidad del sur (Uruguay)
  • Réseau libertaire populaire Mateo Kramer (Colombie)
  • Front Populaire Darío Santillán (Argentine) : Mouvement social et politique axé sur la construction de pouvoir populaire.

Nous leur souhaitons bonne chance et rendrons compte régulièrement de leur travail sur notre site.

A suivre aussi en direct sur www.utopiasproject.net

 

 

 

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